Aux programmes traditionnels des hommes et partis de droite figure (en lettres d'or) la "réduction" des charges sociales. Bien sûr, Sarkozy n'échappe pas à la règle, édictée de tout temps par les syndicats patronaux. Ces charges, qui pèsent tant sur les pauvres épaules du grand patronat, que sont-elles ? Ni plus ni moins que la fraction du salaire dévolue aux diverses protections sociales, Sécurité Sociale, retraites et autres acquis gagnés par les luttes des salariés et prévues par le programme du Conseil National de la Résistance en 1943. En clair, les "charges" pour les uns, c'est les "acquis" pour les autres. En voulant diminuer ou supprimer les charges sociales, Sarkozy et ses mandants du MEDEF souhaitent s'exonérer d'une partie des salaires. Et revenir à une période où les couvertures sociales n'étaient qu'un leurre. En quelque sorte, travailler plus pour gagner moins et se porter plus mal. La question est politique. Elle appelle une réponse politique urgente : voter contre Sarkozy dimanche prochain.
JACQUES FRANCK