Le blog de gonflesablog

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vendredi 15 juin 2007

LA TVA ANTI SOCIALE

On ne s'étonnera pas de voir le Président et sa majorité s'attrister devant le chagrin du patronat, injustement soumis à des charges sociales cruelles. Ce corps d'élite de la Nation est en effet contraint de cotiser aux caisses d'assurance maladie et de retraite de ses salariés. On notera aussi la noire ingratitude des dits salariés. Au lieu de dire "Merci, patron !"; ils voient dans ces cotisations une part différée de leur salaire. Tout ça va changer. On va enfin desserrer le carcan qui étrangle les malheureux "entrepreneurs". Ils seront exonérés d'une part, qu'ils espèrent substantielle, de leur participation à la santé des Français. Cette contribution sera imposée aux consommateurs, à tous les consommateurs, y compris les plus démunis, sous forme d'un accroissement de la TVA, l'impôt le plus inéquitable. Nous allons tous payer à la place des patrons. Preuve supplémentaire que la lutte des classes n'existe pas. Et que dira le MEDEF à Sarkozy ? " Merci, patron !
JACQUES FRANCK

LA MENACE

Il ne nous reste que peu de jours avant de tomber dans une configuration politique se rapprochant dangereusement d'une sorte de "dictature constitutionnelle" d'apparence douce, dans les premiers temps puis s'affermissant progressivement. Plus la résistance aux mesures anti-sociales que nous a promises le Président s'accroîtra, plus le pouvoir se durcira. On ne peut pas prévoir exactement les formes de la menace. Je ne pense pas qu'elle se traduira d'emblée par un développement soudain des violences policières contre d'éventuels grévistes et manifestants. Ni par une atteinte immédiate, ouverte ou rampante, aux libertés. La "rupture" serait trop brutale. Il en résulterait une situation de conflit aigu qui ne servirait pas les intérêts du pouvoir. Je vois plutôt la menace se concrétiser sous deux aspects, médiatique et économique. La mise en condition de l'opinion par voie de presse, radio, télé ou internet, les gens de pouvoir savent le faire. Ils l'ont amplement démontré au cours des périodes précédentes, qui ont porté Sarkozy à l'Elysée. Il ne sera pas difficile, pour les tenanciers de l'information tels Messieurs Bouygues, Dassault, Lagardère, Arnaud, Bolloré (on cite toujours les mêmes parce que ce sont toujours les mêmes) de faire passer la Vérité officielle et de taire ce qui déplaît. On sait que le fameux "pouvoir médiatique" n'est pas un leurre. Avec les progrès de la technologie, il n'a pas de limites. En fait, il n'a de limites que celles que le peuple peut lui assigner en se dressant contre la désinformation. Ce qui exige une forte action militante sous-jacente. La formation et l'information, la vraie, sont des armes de résistance. La lutte des classes, que certains, à gauche, veulent oublier ou croient dépassée, va connaître une intensification. La guerre économique se jouera – se joue déjà – entre les "décideurs", les femmes et hommes du MEDEF, les managers du CAC 40, tous amis du pouvoir UMP, et le peuple des salariés, chômeurs, fonctionnaires, retraités, travailleurs indépendants, consommateurs modestes, ruraux pauvres. Quelles formes va-t-elle revêtir ? On trouve facilement la réponse dans le programme de Nicolas Sarkozy. En rappel pour faire court ; le blocage des salaires, la casse du code du travail, pas de politique de l'emploi (on y substitue les heures sup défiscalisées attribuées au bon vouloir du patron), un contrat de travail facilitant les licenciements, la franchise sur les soins médicaux, la manipulation de l'âge de la retraite, la suppression des régimes spéciaux de retraite, la réduction du nombre des fonctionnaires et l'étranglement des services publics. Plus les cadeaux fiscaux de diverses natures aux "gens aisés". Tout ça, on le sait. Si, malgré tout, le 17 juin au soir nous sommes affublés d'une Assemblée totalement UMP ou presque, avec une "opposition" réduite à un groupe socialiste diminué et irrésolu et à une poignée de députés communistes, trop peu nombreux pour peser d'un poids significatif, nous entrons de plain-pied dans la dictature sarkozyste. Il nous faudra combattre, militer, dénoncer le pouvoir, expliquer, instruire, résister et résister encore. Et ça, qui pourra le faire ? Qui pourra rassembler, fédérer les forces démocratiques, agir pour; à terme, promouvoir un gouvernement ami du peuple ? Qui, si ce n'est le Parti Communiste Français ? La Parti de l'avenir.
JACQUES FRANCK

jeudi 7 juin 2007

LA DEMOCRATIE SELON RAFFARIN

Ce matin, sur France-Inter, j'ai eu le privilège d'écouter le grand Raffarin, à qui la France doit tant. L'animateur de l'émission l' interrogea sur les propos de Fillon à Lyon, injuriant bassement la gauche, et ceux de Devedjian traînant les communistes dans la boue. Raffarin se félicita du dynamisme de ses amis dans la campagne. L'insulte et la calomnie sont intronisées comme instruments majeurs du nouveau pouvoir. Un auditeur lui posa une question "Que feriez-vous de plus si vous avez cent députés de plus ?" La question, bien que judicieuse, n'était pas très intéressante. La réponse le fut : "C'est une question de territoire. Chaque circonscription a droit à un député UMP !" Et voilà ! La raffarinade qui tue ! Elire quelque part un député non sarkozyste est une atteinte au Droit ! Ces hommes sont dangereux. Si, avant les élections, ils se permettent de tels dérapages, à quoi devrons-nous attendre après? Il est temps de désamorcer la machine à broyer la démocratie. Dimanche, envoyez siéger à l'Assemblée Nationale un maximum d'élus de gauche, un maximum de députés communistes.
JACQUES FRANCK

LE PRESIDENT DE TOUS LES FRANCAIS

Ainsi se définissait le nouveau chef de l'exécutif, en conformité avec les règles constitutionnelles du pays. Il convient d'y apporter un bémol : Nicolas Sarkozy est le président de tous les Français qui pensent comme lui. Une de ses premières apparitions publiques ( après le passage obligé au Fouquet's et sur le yacht de Bolloré ) est un meeting électoral de l'UMP, au Havre, en vue des législatives. Vieux militant communiste, j'ai participé à toutes les campagnes, à toutes les manifs, assisté à un nombre incalculable de réunions et de meetings depuis 1945. J'ai vu et entendu beaucoup de choses. Mais ça, je ne l'avais jamais vu. Un chef d'Etat qui grimpe sur l'estrade pour faire la promotion des candidats de son ex-parti, c'est vraiment "faire de la politique autrement". De la pire façon. On s'achemine vers une forme de pouvoir personnel n'ayant plus grand chose à voir avec la démocratie. Il est urgent d'apporter un sérieux contrepoids à cette tendance en envoyant siéger à l'Assemblée de nombreux élus de gauche, dont un fort groupe de députés communistes.
JACQUES FRANCK

LA DEMOCRATIE PRESIDENTIELLE

En 1848, le peuple français, heureux de s'être débarrassé de la monarchie (du moins, le croyait-il), porta à la députation Charles-Louis-Napoléon, un quadra ambitieux désireux de donner un nouveau prénom à un nom connu. En décembre de la même année, ce député, faisant campagne en s'érigeant défenseur de l'Ordre, se présenta aux élections présidentielles. Il fut élu confortablement. Le 2 décembre 1851, le Président se fit accorder des pouvoirs plus étendus en éliminant ses adversaires politiques par un plébiscite. Comme ça ne lui suffisait pas et qu'il voulait perpétuer la tradition familiale, Charles-Louis-Napoléon, se fit proclamer Empereur des Français par un nouveau plébiscite mle 2 décembre 1852. Nanti alors du pouvoir absolu dont il rêvait, il établit un régime autoritaire qui dura près de vingt ans. Pourquoi je dis tout ça ? Il n'y a aucune raison : Napoléon III ne pratiquait pas le jogging.
JACQUES FRANCK

mardi 8 mai 2007

JE NE LE REGRETTE PAS

Bon, on va perdre Chirac. Il avait su donner de sa personnalité une image assez contrastée, où le meilleur côtoyait le pire. Je veux dire par là que, bien que n'aimant pas personnellement la tête de veau, je crois qu'un adepte sincère de ce plat n'est pas foncièrement mauvais. Je veux dire aussi que ses propos sur la responsabilité de Pétain et de ses acolytes dans la déportation des Juifs, on les attendait depuis longtemps et personne, avant lui, ne les avait tenus. On avait apprécié aussi son courage et sa lucidité en 2003, lorsqu'il refusa de joindre la France à la "coalition" de Bush contre l'Irak. Il ne criait pas non plus haro sur le baudet avec les Américains et une partie de la droite française contre les Palestiniens. Et pas seulement de la droite. Il n'insultait pas ses adversaires, il entretenait des rapports courtois avec chacun. Il savait caresser le cul des vaches avec un talent et une gentillesse que personne ne contestait. Mais il a couvert de 1995 à 1997 et de 2002 à nos jours toutes les mesures antisociales de ses premiers ministres, Juppé, Raffarin, Villepin .Les attaques contre la Sécurité Sociale de 1995 et 2004, les coups portés aux retraites, le CPE, pour ne citer que ça, Chirac les honorait de sa bénédiction. En 1999, sous le proconsulat de Jospin, la guerre et les bombardements contre la Serbie étaient signés Chirac. En 2005, ses interventions forcenées en faveur du Traité constitutionnel européen, heureusement couronnées d'échec, ne le grandirent pas. Après ses désaveux successifs (élections régionales de 2004, référendum de 2005), il n'entendit pas le pays et au lieu de la changer, il renforça une équipe qui perdait. Qui perdait ? On le croyait. On se faisait des illusions. Les hommes du président n'ont pas perdu. Ils ont gagné. Sous la pire des formes. Chirac nous a légué Sarkozy. Mais rien n'est définitif. Nous allons nous battre. Nous allons veiller à ce qu'aucun de nos acquis ne soit remis en cause. Adieu Chirac et sans regets.
JACQUES FRANCK

samedi 5 mai 2007

ENTRACTE

Depuis hier soir à minuit, la campagne électorale est terminée. On n'a plus le droit d'exprimer ses opinions sur les candidats en présence. Mes élucubrations quotidiennes ne sont pas véhiculées par un média officiel, je peux continuer à écrire ce que j'ai envie de dire. Je ne porte atteinte ni à l'ordre public ni à la morale. Je déclare que Nicolas Sarkozy, dans sa volonté répétée de liquider les suites de mai 68, de mettre les syndicats au pas, de juguler le droit de grève, de se mettre au service du MEDEF, d'ériger la répression en méthode de gouvernement, de faire payer les pauvres en protégeant les riches par un bouclier fiscal (ce truc-là, il fallait l'inventer…), j'en passe et des pires, que Nicolas Sarkozy, donc, est un très mauvais coup pour la France. Progressiste comme George W. Bush et démocrate comme Silvio Berlusconi, ce personnage à l'Elysée ouvrirait une période sinistre de notre Histoire. On a peut-être vu pire, mais rarement. Et ce n'est pas une raison pour l'accepter. Faisant tout pour conjurer cette éventualité, je déposerai demain dans l'urne un bulletin au nom de Ségolène Royal. Après tout, j'ai bien voté pour Chirac la dernière fois. Puis je remplacerai pendant dix jours le clavier de mon ordinateur par le volant de mon auto et j'irai, avec mon épouse, me rincer le cerveau sur les routes du pays. Après cet entracte, je fourbirai un nouveau bulletin de vote. Avec allégresse, cette fois. Il portera les noms de mes copines Marianne et Fabienne, candidates communistes aux élections législatives, contre Madame de Panafieu. Ah ! La belle campagne qui s'annonce !

Jacques FRANCK

vendredi 4 mai 2007

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Dans deux jours, on en aura un ou, je préfèrerais, une. Le personnage est investi de pouvoirs d'une étendue qui me déplaît. J'avais voté contre cette instauration d'une république monarchique lors du référendum de 1962 mais la majorité des électeurs avait accepté cette modification constitutionnelle. Comme j'étais jeune et de mentalité abrupte, j'avais pensé à une fable de La Fontaine, les grenouilles qui veulent un roi. Vieux et plus souple d'esprit, je ne compare plus mes compatriotes à des grenouilles, mais à des citoyens privés d'une prérogative essentielle. Celle de désigner des représentants assumant le pouvoir souverain. Des députés issus de tous les courants d'opinion, qui légifèrent et prennent, seuls, les décisions qui nous engagent. Or ce n'est qu'une apparence. Le pouvoir réel est dans les mains du dit président, élu par une fraction de l'opinion, qui façonne la politique du pays. Les candidats à la présente élection disent : "Je veux, je ferai". Ils ne parlent même pas du Parlement à qui incombera de faire la Loi. Pire, comme si cette primauté de fait ne suffisait pas, on a établi une antériorité chronologique de l'élection présidentielle sur les législatives. On, c'est Chirac et Jospin. Ça ne rend que plus urgent la présence d'un fort groupe de députés communistes à la prochaine Assemblée. Pour conclure, je rêve à une constitution qui comporterait cette phrase de Clémenceau : "Il y a deux choses inutiles, la prostate et le Président de la République !" Encore que, pour la prostate…
JACQUES FRANCK

jeudi 3 mai 2007

LA DAME ET LE PETIT GARCON

A la fin de la soirée, le petit garçon avait mauvaise mine. On le connaissait turbulent, autoritaire, capricieux. Il n'aimait pas avoir tort et ne le reconnaissait jamais. Depuis fort longtemps il avait pris l'habitude d'imposer ses volontés à ses amis et à ceux qui se prétendaient tels. J'entends par là ses courtisans, ses obligés, ses flatteurs, ceux qui espéraient quelque chose de lui : un jouet, une assiette de soupe, voire un portefeuille ministériel. Bref, il inspirait plus de crainte ou d'obséquiosité que d'amitié vraie. Quant à ses adversaires, car il en avait, le petit garçon n'avait pas de mots assez durs pour les traiter. Il savait aussi battre méchamment ceux qu'il n'aimait pas et expulser du pays ceux qui avaient une tête qui ne lui revenait pas. Mais ce soir là, ça ne s'était pas passé comme d'habitude. Il avait rencontré de l'opposition chez la dame qui parlait avec lui. Elle se permettait de le contredire et de le morigéner, ce qu'il n'avait jamais supporté. Elle ne laissait passer aucune de ses fanfaronnades ou de ses mensonges. Elle lui assénait des vérités qui lui déplaisaient. De temps en temps, il redressait la tête et tentait de résister à la dame. Ou bien il disait n'importe quoi. Pendant deux heures et demie, quelques personnes (environ une vingtaine de millions) virent le petit garçon afficher un visage penaud ou même déconfit qu'on e lui connaissait pas. Une évidence s'imposa : ce gamin n'avait pas l'étoffe d'un chef de bande. Il n'est pas question de voter pour lui.
JACQUES FRANCK

mercredi 2 mai 2007

BLAGUE TALMUDIQUE

Lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent. Par exemple il rendit : les Suisses : précis et pacifistes, les Anglais : flegmatiques et ironiques, les Japonais : travailleurs et réalistes, les Italiens : joyeux et humanistes, Quant aux Français, il dit : « Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu : « Seigneur, tu as dit que tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois. Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? » « En vérité , Je te le dis, chaque peuple a deux vertus seulement, y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois. » Ce qui veut dire que : a.. Si un Français est honnête et sarkoziste, il ne sera pas intelligent ; b. S'il est intelligent et sarkoziste, il ne sera pas honnête ; c.. S’il est honnête et intelligent, il ne peut pas être sarkoziste »
FABIENNE

LES ACQUIS ET LES CHARGES

Aux programmes traditionnels des hommes et partis de droite figure (en lettres d'or) la "réduction" des charges sociales. Bien sûr, Sarkozy n'échappe pas à la règle, édictée de tout temps par les syndicats patronaux. Ces charges, qui pèsent tant sur les pauvres épaules du grand patronat, que sont-elles ? Ni plus ni moins que la fraction du salaire dévolue aux diverses protections sociales, Sécurité Sociale, retraites et autres acquis gagnés par les luttes des salariés et prévues par le programme du Conseil National de la Résistance en 1943. En clair, les "charges" pour les uns, c'est les "acquis" pour les autres. En voulant diminuer ou supprimer les charges sociales, Sarkozy et ses mandants du MEDEF souhaitent s'exonérer d'une partie des salaires. Et revenir à une période où les couvertures sociales n'étaient qu'un leurre. En quelque sorte, travailler plus pour gagner moins et se porter plus mal. La question est politique. Elle appelle une réponse politique urgente : voter contre Sarkozy dimanche prochain.
JACQUES FRANCK

SARKOZY ET LES ECOLES

On n'arrête pas le progrès. Le progrès dans le mensonge et la démagogie. J'ai entendu ce matin sur France-Inter un porte-serviette de Sarkozy, Xavier Darcos, ancien sous-ministre de l'Education, sous Raffarin, je crois. Justifiant, au cours d'un débat avec le socialiste Henri Weber, les propos de son patron sur mai 68, ce politicien probe et loyal attribuait aux mouvements remontant à près de quarante ans les violences actuelles dans les écoles. Violences en rapport avec la dégradation de la vie dans les quartiers les plus pauvres. Les gouvernements de la droite, par leur politique d'exclusion sociale en portent la responsabilité, et pas les soixante-huitards. Et Sarkozy, en charge depuis plusieurs années de l'ordre républicain, n'a rien empêché en remplaçant une police de proximité par une police de pure répression. Il est urgent de se débarrasser de cet homme et de ses complices.
JACQUES FRANCK

lundi 30 avril 2007

L'APPEL AUX VERSAILLAIS

Je ne vais pas comparer Mai 68 à la Commune de Paris ni Sarkozy à Adolphe Thiers, mais enfin, il y a un peu de ça. Quand le postulant à la présidence appelle à liquider la France de mai, il ne demande pas de tuer les anciens soixante-huitards, c'est généreux à lui, on le remercie. Il veut seulement liquider et faire oublier les gigantesques grèves qui ont abouti, même incomplètement, aux avantages concédés à Grenelle par le patronat et le gouvernement. Il veut effacer de l'Histoire la possibilité, pour les salariés, d'obtenir par la lutte de meilleures conditions de vie et de travail. Il veut ramener les étudiants à un état de soumission, d'humilité, de respect et de silence qui les éloignent de tout mouvement revendicatif, s'assurer, entre autres, que les manifestations du genre anti-CPE ne se reproduiront plus. Il veut revenir à une France d'obéissance de type napoléonien, s'opposer aux grandes évolutions de la société, dont Mai 68 a été le symbole. Sarkozy veut instaurer un nouvel ordre moral. Nous n'en voulons pas et nous voterons contre lui dimanche.
JACQUES FRANCK

SARKOZY ET LES BAVASSEURS

Sarkozy ne me fait jamais rire. Hier, exception. En compagnie de son nouveau premier couteau Borloo, il commentait l'entretien Royal-Bayrou, affichant un mépris de fer pour ces "bavasseurs" d'un grand hotel parisien. Jusque là, rien de drôle. Puis, s'adressant aux ouvriers d'une usune de Valenciennes à qui il imposait sa presence, il s'écria : "Mon hôtel à moi, ce n'est pas un palace des beaux quartiers de Paris, c'est ici, c'est l'usine, je suis le candidat des ouvriers !" Alors, là, je ne me suis pas retenu. J'ai imaginé Sarkozy en "fils du peuple", face à ses meilleurs amis Bouygues (TF1 et Travaux publics), Arnaud ( LVMH), qui furent témoins à son marriage, et quelques autres philanthropes du CAC 40. Il va nous falloir mettre fin de toute urgence, c'est à dire dimanche prochain, à un tel ruissellement de démagogie, qui n'est risible qu'en apparence.
JACQUES FRANCK

vendredi 27 avril 2007

LES GRANDES MANOEUVRES

Evidemment, quand on ne représente qu’à peine 2% du corps électoral, on devrait garder une certaine circonspection dans ses appréciations. Ce que je ne ferai pas D’abord, j’ai de bonnes raison de penser que ce score calamiteux ne correspond pas à l’influence réelle de mon parti dans le pays. Ce n’est pas l’instant ni le lieu de développer ce sujet, j’y reviendrai plus tard. Ensuite, je ne vois pas pourquoi un insuccès me priverait du droit d’ouvrir ma gueule. Or à quoi assistons-nous ? Au grand débat politique qui va préluder au nouveau quinquennat ? A l’affirmation par Madame Royal de ses convictions de gauche et à son désir de rassembler sur un projet anti-libéral les citoyens qui se définissent femmes et hommes de progrès ? Pas exactement. Je vois et j’entends une femme se disant timidement de gauche tenant des propos plutôt centristes pour séduire un homme se disant du centre mais dont nul n’ignore depuis toujours son appartenance à la droite (ce que je ne lui reproche pas, il n’a jamais trahi son camp). Le but est l’obtention les voix de l’homme, pour battre le troisième protagoniste, qui, lui, ne cache rien de son projet de droite extrême. Cette parade nuptiale se déroule sous les yeux des électeurs, qui attendaient mieux de leurs politiciens. Bien sûr, il y a plus à gagner chez Bayrou que chez nous. Mais, pour citer Madame Royal, « donnant-donnant ». que va-t-elle donner à son interlocuteur en échange des voix dont elle compte bénéficier ? Eh bien, malgré ce spectacle, je voterai, pas vraiment pour Madame Royal, mais contre Nicolas Sarkozy, le vrai danger. Avec, c’est ma seule arme le bulletin de Madame Royal.
JACQUES FRANCK

LES DEPUTES COMMUNISTES

Dans 45 jours, nous allons doter la France de son pouvoir législatif. Ce n’est pas rien. A bien y réfléchir, c’est plus important qu’un président de la République. Les députés sont nos représentants directs. Ils légifèrent en notre nom, et représentent le peuple que nous sommes dans sa diversité et en tenant compte de ses différences. Chacun de nous siège, par l’entremise de son élu, à l’Assemblée Nationale. Ah ! La belle et bonne démocratie ! On touche à la perfection. Malheureusement,, ce n’est pas vrai. Les institutions de la V° République, et plus encore l’antériorité des élections présidentielles sur les législatives faussent ce jeu. Merci de Gaulle, merci Chirac et Jospin. Et le mode de scrutin déforme encore plus le vrai visage du corps électoral. Ceci étant dit, on fait avec ce que l’on a. Et ce qu’on a le mieux à faire, si on veut faire contrepoids aux forces de l’ultra-libéralisme qui affûtent leurs dents et leurs couteaux, c’est d’envoyer à l’Assemblée un fort groupe de députés communistes et républicains. Même minoritaires, ils sauront faire obstacle aux mauvais coups de la droite. Elle n’est d’ailleurs pas capable de bons coups. Si elle gouverne, Sarkozy étant promu grand chef (prions et surtout votons pour éviter ça), notre groupe sera le moteur d’une opposition vraiment populaire. Si au contraire Madame Royal prend les commandes, son gouvernement trouvera dans les élus communistes la force de gauche qui la maintiendra dans le juste chemin que ses électeurs lui auront tracé.
JACQUES FRANCK

mercredi 25 avril 2007

POLITIQUE, DEGRE ZERO

Les urnes du premier tour sont à peine vidées.. Les résultats, ne permettant aucune interprétation tant ils sont nets. Ils réjouissent les uns, affligent les autres. Nous, communistes, nous trouvons placés devant un des plus complexes et douloureux problèmes de notre histoire. Il va nous falloir discuter, analyser, vivre probablement des moments pénibles, nous livrer sans doute à des révisions profondes (je ne dis pas reniements : ça, jamais). En attendant, nous allons prendre notre part dans le combat à mener contre le risque d'un pouvoir sauvage et faire tout ce que nous pouvons pour éradiquer Sarkozy. Et que voyons-nous ? Des scènes dignes des pires instants des III° et IV° Républiques. Des menaces, des chantages, des danses de séduction pour capter les électeurs de Bayrou. Le clan de Sarkozy appelle les élus UDF à la soupe, faute de quoi ils seront punis. Madame Royal envisage de prendre des ministres UDF dans un gouvernement. Les Rocard et les Kouchner, sans oublier Delors, voient presque leurs idées au pouvoir avec la constitution d'un axe PS-Centristes, qui aurait à leurs yeux le mérite de rejeter la gauche et de placer, du moins font-ils semblant de le croire, Sarkozy hors du pouvoir. Seule une forte pression de la gauche, des communistes principalement, pourra faire échouer ces tristes manipulations et mettre Ségolène Royal en position de conduire une vraie politique de progrès.
JACQUES FRANCK

mardi 24 avril 2007

A GAUCHE

Ségolène Royal figure donc au second tour de l'élection présidentielle, forte de ses 26% d'électeurs. On aurait tort de ne voir dans ce nombre que des électeurs socialistes. Beaucoup de citoyens de gauche, y compris des communistes, ont voulu se prémunir contre une configuration catastrophique mettant le Pen en bonne position. C'est le sens du "vote utile". Mais il serait bon de ne pas oublier que ces électeurs ont obéi à un réflexe de défense. Ils n'ont pas fait allégeance. Ils ne vont pas se renier.. Pour les communistes, ceux du vote "utile" et ceux du vote MGB, un objectif est clair : battre Sarkozy, donc voter le 6 mai pour Madame Royal. Celle-ci est tentée par les suffrages qui se sont portés sur Bayrou, plus nombreux que les nôtres. Elle va balancer, aussi adroitement que possible. Mais elle ne pourra pas concilier un programme de gauche et un programme de droite. Il est inutile de rappeler que Bayrou n'est pas un homme de gauche. Il va nous incomber d'infléchir la politique de la candidate, de la faire pencher du bon côté. Et ça, ça dépend de notre action militante d'ici le 6 mai. Si nous restons passifs, si nous participons à la campagne du bout des lèvres, elle répondra aux sirènes du "centrisme". Si, au contraire, en menant une lutte de chaque instant contre Sarkozy, nous continuons à exiger la mise en œuvre d'une politique de gauche, nous gagnerons. Le programme de Marie-George n'est pas obsolète. Continuons à le faire connaître. Tirons la candidate vers la gauche.
JACQUES FRANCK

lundi 23 avril 2007

ON CONTINUE !

Nous étions hier soir quelques centaines de militants communistes au siège de notre parti place du Colonel Fabien. Je ne peux pas dire que l'enthousiasme éclatait au vu des résultats. Mais nous n'étions pas abattus. La plupart d'entre nous ne se faisait pas trop d'illusions sur le score de notre candidate, nous savions bien que le "vote utile" nous priverait d'un bon nombre de suffrages, y compris dans nos rangs, même dans nos familles. Aussi quand Marie-George nous a rappelé que que ce résultat ne correspondait pas à l'influence réelle du PCF, nous avons eu confirmation du bien fondé de notre détermination à continuer la lutte. Nous n'allons pas arrêter. Nous ne faisons allégeance à personne, mais nous allons faire tout pour que Ségolène Royal batte Sarkozy dans deux semaines. Nous ne voulons pas d'un Bush ou d'un Berlusconi en France. Allez, on continue !
JACQUES FRANCK

NOUS SERONS DEMAIN SOIR AVEC NOS CAMARADES

Il est possible que notre optimisme de vieux révolutionnaires ne soit pas justifié. Il est possible que le conjonction des forces de la droite ultra-libérale et de celles du social-libéralisme se conjuguent contre notre peuple. La conjuration des médias,, qui n'ont retenu que quatre candidats pré-désignés, les autres étant réduits à l'état de non-existence, peut jouer, faussant ainsi le jeu de la démocratie. Sur ces quatre candidats, proclamés "majeurs", je compte un fasciste et trois partisans d'une Europe que la majorité des Français a rejetée en 2005. Je m'insurge. On falsifie la République. Du suffrage universel on ne garde que la forme. On ne va pas voter, on va jouer au bonneteau. Je n'exagère qu'un peu. Dans ces conditions, nous n'allons évidemment pas nous abstenir comme, hélas, nombre de nos compatriotes. Nous allons voter pour la militante de gauche la plus résolue, celle qui a dit Non au Traité Constitutionnel Européen, celle qui se bat contre les forces de l'argent et pour les droits des salariés, des jeunes, des femmes, pour l'emploi, le niveau de vie, le logement, la culture. Nous voterons pour Marie-George Buffet. Et nous ne resterons pas claquemurés devant notre poste de télévision pour attendre les résultats, nous ne voulons pas de chagrin ou de joie solitaire, nous serons avec nos amis et nos camarades, demain soir, au siège de notre Parti, place du Colonel Fabien.
JEANNINE ET JACQUES FRANCK

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